De Economie Solidaire Brest.
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Le projet
Organisées par Brest métropole océane en partenariat avec la Chambre Régionale de l’Economie Sociale, l'Université de Bretagne Occidentale et la librairie Dialogues, l’objectif de ces rencontres est de présenter au grand public un aspect de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS): les finances solidaires, l’éco-construction, le développement durable, la notion de richesse et de valeur, le mutualisme, l’agriculture biologique…
Chaque sujet est traité par un auteur invité à venir nous apporter sa philosophie et sa vision de l'économie sociale et solidaire et à disctuer avec le public.
Deux formes de rencontres sont prévues: d'une part, des ateliers de réflexion réunissant quelques dizaines de personnes et, d'autre part, des conférences publiques à la Librairie Dialogues ou dans un amphithéâtre de la faculté Victor Ségalen. Dans ce dernier cas, nous sollicitons les acteurs de l’ESS pour venir animer un stand afin de présenter leur activité.
Le public visé est le grand public.
Les trois types d'intervention
- les conférences publiques : se déroulent dans un amphithéâtre de la faculté Victor Ségalen pendant deux heures. L'auteur s'exprime librement pendant 1h00 puis viennent les questions du public pendant 1 heure. Ensuite, un acteur en lien avec la problématique peut intervenir pendant quelques minutes et exposer ses points de vues. Quantitatif, jusqu'à 100 personnes
- les ateliers de réflexion : plutôt destinés aux professionnels de l'ESS mais ouvert au grand public. C'est un moment de rencontre avec quelques dizaines de personnes plutôt privilégié avec l'auteur où un sujet peut être abordé en profondeur. Durée de 2h00.Quantitatif, jusqu'à 40 personnes
- Les rencontres Dialogues : interview dirigé par l'équipe de Dialogues autour de l'actualité éditoriale de l'auteur.
Le programme des rencontres de mars à juin 2009
Lundi 23 Mars
« Le marketing social et solidaire » Quel défi à l'Économie Sociale et Solidaire ?
Antoine PILLET, responsable marketing
- 18h00-20h00 Fac. V. Ségalen
Quelques mots sur l'intervention et l'auteur:
Dans une société dominée par les entreprises capitalistes, comment les entreprises sociales, alternatives et solidaires (sas) réussissent-elles économiquement à prospérer, socialement à se développer, fonctionnellement à produire, commercer ce qui est produit, communiquer avec tous les acteurs impliqués dans ce processus, et ce, sans perdre de vue leurs valeurs ? L’auteur nous propose de partager les expérimentations réussies et de mieux comprendre les innovations de ces entreprises. En analysant leurs pratiques, il nous montre comment inventer et mettre en oeuvre des politiques marketing originales et efficaces. Face à une économie qui finalement ne satisfait qu’une minorité, il faut rendre lisibles les alternatives dont les acteurs sociaux et solidaires sont les nouveaux constructeurs.
L’auteur
Antoine Pillet est un militant de l’économie sociale et solidaire à laquelle il participe depuis 1993 comme Cigalier et comme conseil d’entreprises. Il a travaillé comme responsable d’études de produits de grande consommation (Unilever, Nielsen, Prodimarques, Prouvost) et conseil en distribution et communication (Michelin, Descamps, Hachette, Essilor, et autres). Il est l’auteur du Que-sais-je ? Les Grandes Marques
- Intervention possible de la Scop Pop-Korn qui nous présentera son application des techniques marketing et de communication en accord avec les valeurs de l'ESS
Lundi 27 Avril
Quels repères pour un développement humain et solidaire?
Paul HOUEE, sociologue
- 15h00-17h00 Atelier Fac. V. Ségalen
- 18h00 Rencontre à la Librairie Dialogues
Quelques mots sur l'intervention : L'actualité éditoriale de Monsieur Paul HOUEE est riche : Repères pour un développement humain et solidaire? 2009
Jeudi 28 Mai
Fondements et enjeux de l'ESS
Jean-François DRAPERI, Conservatoire nationale des arts et métiers.
- 14h00 Colloque « Politiques publiques et économie sociale et solidaire » au Quartz
Quelques mots sur l'intervention :
Monsieur DRAPERI interviendra dans le cadre des premières rencontre de l'économie sociale et solidaire à Brest les 28 et 29 mai 2009
Vendredi 05 Juin
Voyage au pays du futur - un développement durable et solidaire
Jean-Claude PIERRE, co-fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne
- 18h00-20h00 Fac. V. Ségalen dans le cadre des « 40 ans d'Eau et Rivières de Bretagne »
Quelques mots sur l'intervenant :
Porte parole du réseau Cohérence, co-fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne il y a 40 ans, Jean-Claude Pierre s'est toujours projeté dans le futur avec une clairvoyance qui en fait aujourd'hui l'un des visionnaires de l'économie sociale et solidaire. Fidèle à ses engagements il célèbre aujourd'hui les 40 ans d'une association qui compte dans le paysage breton et parraine Elorn en Fête 2009 les 6 et 7 juin prochains à Landerneau. Il est l'auteur de Pourvu que ça dure ! Le développement durable en question - Liv'Editions
Lundi 8 Mai
Quelle contribution apporte le commerce équitable au développement de l’économie sociale et solidaire ?
Sylvain ALLEMAND, journaliste à IEP de Paris
- 15h00-17h00 Atelier Fac. V. Ségalen
- 18h00 Rencontre à la Librairie Dialogues
Quelques mots sur l'intervention :
Monsieur Sylvain ALLEMAND interviendra aussi pendant la Quinzaine du commerce équitable à la libraire Dialogues à 18h00 après un atelier débat à la faculté Victor Ségalen.
Quelques notes prises lors de l'atelier
LE COMMERCE EQUITABLE EN QUESTION
Conférence de Sylvain Allemand lundi 8 juin 2009 à 15 h faculté Segalen:
Historien de formation, Sylvain Allemand est journaliste depuis douze ans. Il aime rendre compte des enjeux débattus dans la société.
I Quelques rappels sur l’histoire du commerce équitable : - En 1946, des associations chrétiennes nord-américaines renoncent à apporter des dons et décident d’aider des artisans précaires en leur facilitant l’accès à un marché. - Au milieu des années 1960, une conférence des nations unies sur le commerce et le développement constate que le commerce international instaure un rapport inégal entre pays du Nord et pays du Sud car les cours sont décidés dans les Bourses des pays riches. L’idée s’impose d’un commerce « alternatif » permettant aux paysans des pays pauvres d’exporter out ou partie de leurs productions en leur garantissant des prix décents. - Plus tard, des boutiques spécialisées dans une optique tiers-mondiste s’ouvrent en Europe. En France, l’abbé Pierre prend une initiative en faveur du Bangladesh et Artisans du monde apparaît en 1974. Les ingrédients suivants y sont réunis : Un prix d’achat couvrant les frais de production, une prime de développement, une garantie de pré-financement hors des usuriers, une éducation du grand public à travers la mise à la disposition du public de documentation dans les boutiques, une démarche s’inscrivant dans la durée. - En 1988, le père Frans van der Hoff au Mexique lance lea marque Max Havelaar : l’idée est d’apposer un logo sur les emballages et de défendre une qualité des produits pour les vendre plus cher. - Dans les années 1980, une forme de fédération et une centrale d’achats commune (Solidarmonde) naissent en France. - Au début des années 1990, une campagne est menée incitant la grande distribution à ouvrir ses linéaires.
II Vendre son âme au diable ? Les valeurs portées par le commerce équitable vont dans le sens de parvenir à un autre mode de vie : cet objectif est-il atteint ? Craintes que la grande distribution n’absorbe le commerce équitable. - Arguments en faveur de la présence des produits équitables dans la grande distribution : nouveaux débouchés pour les producteurs, élargissement du public - Arguments contre : afin de garantir l’approvisionnement, l’industrie agroalimentaire est tentée de faire entrer dans le système les plantations et apparition des marques de distributeurs qui ne s’inscrivent pas dans une relation durable avec les petits producteurs. Primes de développement détournées à d’autres usages.
Aujourd’hui, 80 % des Français disent avoir entendu parler du commerce équitable. Alter éco et Ethiquable (qui emploie 75 salariés) proposent des gammes complètes et ont désormais une notoriété.
Fair trade et Max Havelaar sont regroupés dans FLO (fairtrade labelling organisation international) mais ce sont des acteurs de cultures très différentes qui ne considèrent pas de la même façon le système des plantations.
Actuellement, le commerce équitable représente une dépense de 3 € en moyenne par an et par personne (contre 20 € en Suisse). 1 500 000 paysans concernés mais la part de marché dans le commerce mondial est de 0,0…%
III Réactions, Débat et Pistes de réflexion
- Prix des matières premières par rapport à l’OMC ; retour à des formes de protectionnisme à géométrie variable ?
- Les échanges du commerce équitable représentent une économie très fragile qui peut s’effondrer du jour au lendemain. Récupération capitalistique ? Comment introduire plus de justice sociale ? qui contrôle ?
- Est-il utopique de conscientiser les consommateurs pour qu’ils deviennent consom-acteurs ? Le commerce équitable a progressé par cercles concentriques des militants (travail de fourmi réalisé : animations pédagogiques…) vers un plus grand public. Les gens « votent »-ils avec leur caddie ?
- Il paraît essentiel de convaincre les pays du Sud qu’ils sont riches d’une économie paysanne, en intégrant les externalités positives et négatives des la performance agricole (exode rural, bidonvillisation…)
- qui aurait pu imaginer il y a 10 ans que la poste s’approvisionnerait en uniformes en coton équitable ? Ne pas sous-estimer les effets macro et micro du commerce équitable. Le commerce équitable est victime de l’effet lampadaire (selon quels critères son efficacité est-elle évaluée ?)
- Les collectivités locales, par la coopération décentralisée, pourraient soutenir le commerce équitable
- Attention à la confusion née de la profusion des labels
Ex : le label bio est très exigeant : 3 conditions doivent être satisfaites (un cahier des charges ; une instance de contrôle ; un cahier des charges validé par les pouvoirs publics).
La marque Max Havelaar est un label privé qui est moins contraignant.
- Il est difficile de savoir quel effet cela produit chez le consommateur l, le fait d’acheter un produit équitable par rapport à d’autres produits conventionnels ? les marques distributeur ne communiquent pas sur les conditions de production mais sur la saveur du produit et le plaisir. Quand on dit « démarche humanitaire », les gens répondent : « j’ai déjà donné à la crois rouge ».
- Pourquoi ne pas sensibiliser les jeunes diplômés des écoles de commerce aux valeurs de solidarité ?
- Montrer qu’il n’est pas incompatible de promouvoir le développement local (circuits courts entre producteurs et consommateurs dans nos pays) et le commerce équitable (nous ne pouvons pas produire ici du café ou du thé…)
- Réfléchir aux modes de transport (bilan carbone)
- Expliquer les prix et les coûts en prenant en compte tous les paramètres.
- Profiter d’inviter des représentants de coopératives de pays de sud dans les écoles, les universités… pour tisser des liens.
- Faire savoir dans les guides du routard et dans le cadre du tourisme équitable qu’il y a telle ou telle coopérative dans telle ou telle région.
- Lors de festivals en Bretagne, on pourrait profiter de sensibiliser les gens au commerce équitable.
Jeudi 25 Juin
La consommation responsable est-elle une chance face à la crise ?
Yann FIEVET, professeur d'économie, président d’« Action Consommation »
- 18h00-20h00 Fac. V. Ségalen
Quelques mots sur l'intervention :
Après avoir défini ce qu’il faut entendre par consommation responsable et pointer les travers du « consommationnisme » il s’agira de montrer que la consommation responsable est une réponse forte à la crise dans ses dimensions écologique, sociale, alimentaire et économique.
Outils de communication prévus
- 500 Affiche programme
- 1000 Flyers programme
- Article sur le site www.eco-sol-bret.net et diffusion dans les réseaux de l'économie sociale et solidaire.
Conférence de presse du 12 mars 2009
Un dossier de presse a été remis à la presse. Cinq journalistes sont venus.