Garantir un meilleur cadre de vie

De Economie Solidaire Brest.

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Garantir un meilleur cadre de vie

PRESERVER LA TRAME VERTE LORS D’UNE OPERATION D’URBANISME, GARANTIE D’UN MEILLEUR CADRE DE VIE

Diagnostic de départ :

Les trames verte et bleue, ou « corridors écologiques », ont été mis an avant à plusieurs reprises ces dernières années (grenelle de l’environnement, Directive Cadre sur l’Eau ….). Mais qu’en est-il dans les faits ? Quels impacts ces orientations ont elles sur la biodiversité et les textes sont ils assez concrets pour atteindre les objectifs de préservation et/ou de restauration de l’environnement ? Aussi, comment peut-on construire la Ville aujourd’hui en tenant compte de cette problématique ? L’enjeu concerne à la fois le souci écologiste et la construction de nos sociétés. En effet, la préservation des écosystèmes au sein même de notre territoire est la garantie d’un cadre de vie de qualité avec des impacts sanitaires et sociaux positifs. La difficulté est de réunir tous les acteurs de la construction d’une ZAC, d’un lotissement, autour de la problématique. Politiques, opérationnels, techniques, c’est toute la chaîne de construction urbaine qui doit être avertie, sensibilisée et pourquoi pas « contrainte » ( ?) de respecter les objectifs environnementaux. L’initiative présentée ci- après est un exemple concret de conduite de projet à normaliser

Initiative(s) prises en réponse :

Un éco quartier : La ZAC des Perrières sur la commune de La Chapelle sur Erdre (44)

Objectifs - Préserver l’écologie d’un site, conduit à être urbanisé pour assurer le besoin de logements. - Construire un nouveau quartier en mettant l’accent sur la qualité paysagère et un espace public naturel, en accord avec la trame verte existante. - Tenir compte du ressenti de la population locale et assurer un cadre de vie de qualité aux habitants et futurs habitants à long terme.

Description Sur un projet de ZAC de 60 ha, la particularité de cette ZAC réside dans la composition de l’équipe de conception dont le mandataire est un paysagiste. Ce choix montre bien la volonté de respecter l’environnement préexistant dans le cadre de la réalisation d’un nouveau quartier.

Il a été effectué un inventaire précis des structures végétales en amont du projet urbain. 

Il permet une meilleure réflexion sur l’insertion des VRD et des programmes dans le site pour la pérennité du paysage hérité. Ainsi des clauses de sauvegarde pour le chantier sont imposées. « Le paysage pour fil conducteur » de l’urbanisation.

Porteur(s) et partenaires

Commune de la Chapelle sur Erdre Cabinet Ronan Desormaux (paysagiste) à Rennes Maîtrise d’ouvrage – SELA à Nantes Bureau d’étude Aubépine, scop de Rennes

Résultats

- L’espace naturel est protégé et valorisé au profit de la population. - La trame verte façonne la structure du quartier ; par exemple, plusieurs bois ont été sauvegardés et tiennent le rôle de parc ou encore de zone tampon pour l’évacuation des eaux de pluie. - Une expérience de solidarité écologique : un verger dont l’exploitant partait à la retraite n’a pu être conservé faute de repreneurs, il a été trié par une association de réinsertion (ferraille de l’exploitation, plastiques…), puis le bois a été broyé et réutilisé en copeaux pour les plantations au sein de la ZAC.

Propositions pour « changer d’échelle »

- Ce type de projet nécessite une volonté politique forte et l’affirmation de critères rigoureux dans la définition d’un « éco quartier ». - Les communes ont besoin de moyens pour mettre en œuvre des études paysagères de qualité et se voir proposer des solutions innovantes et efficaces. - Le choix des partenaires scientifiques et techniques est essentiel, il découle des moyens attribués mais aussi des réseaux, de certaines certifications. - Pour assurer la préservation de la trame verte et une extension urbaine de cette qualité, l’inventaire du végétal est indispensable, ainsi que les préconisations des scientifiques et techniciens (Ingénieurs agronomes et ingénieurs en hydraulique, paysagistes, historiens…) - Les préconisations ont été inscrites dans les cahiers des charges destinés aux entreprises travaillant sur la construction de la ZAC. (ex : amende forte pour destruction d’un arbre par un engin = chantier et matériels non éparpillés)

A ce titre, le Grenelle de l’environnement a-t-il été assez précis ? Il serait intéressant de proposer un mode d’emploi aux collectivités, des solutions de financements spécifiques aux études (surtout dans les petites communes en développement) et donc de communiquer sur le sujet.

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