Bilan année 1

De Economie Solidaire Brest.

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Rapport d'activités du programme E²=HP² - Année 1

Titre long : Economie de l’habitat participatif, partagé : marchés et financements pour un développement social, solidaire et écologique de la cité

Coordination et animation du programme : LABERS Atelier de recherche sociologique - EA 3149 – Université de Bretagne occidentale ADESS pays de Brest –pôle de développement de l’économie sociale et solidaire

Introduction

En introduction de ce rapport intermédiaire, rappelons que cette recherche se focalise sur les dimensions économiques et financières des projets d’habitat partagé/participatif en prenant en compte l’intégration du logement conventionné et le(s) coût(s) des nouvelles normes environnementales et écologiques. Sous des formes variées (atelier de co-production de savoirs, café-citoyen, ciné-débat, focus groupe, workshop…) il s’agit de développer des échanges sur l’ensemble de la région Bretagne pour produire des analyses impliquant universitaires, habitants, constructeurs, banquiers, assureurs, promoteurs, bailleurs sociaux, élus, afin d’identifier les difficultés qui se révèlent au moment de l’engagement financier dans les projets et tout au long de leur réalisation. Il s’agit de rendre compte dans le présent document des actions engagées au cours de cette première année et d’en faire un premier bilan succinct. Tout d’abord sur le plan méthodologique, nous reprendrons les étapes du déroulement de l’activité dont nous ferons une analyse critique. Ensuite sur la participation des partenaires et de leurs réseaux mobilisés, une analyse des participants par catégorie et des événements publics permettra de mesurer l’impact du programme. En ce qui concerne le contenu des activités, nous renvoyons aux livrables mis à disposition des participants et du public et joints en annexe du présent rapport, et nous présenterons la méthode envisagée au cours de l’année 2 pour élaborer le bilan scientifique sur l’ensemble du programme. Et enfin, en terme de valorisation dans le milieu associatif et scientifique de cette recherche, nous ferons état des diverses interventions des partenaires du programme.

Bilan méthodologique des actions réalisées

Les actions, c’est-à-dire trois rencontres en ateliers réunissant professionnels, société civile (habitants et associations), élus et universitaires, suivies de 3 rencontres publiques dans 3 villes différentes de la région Bretagne (Brest, Dinan, Lorient).

Méthodologie des ateliers

Les étapes pour la mise en œuvre et la restitution des ateliers se déclinent en 4 phases :

  • Phase 1 : Chaque rencontre a fait l’objet de plusieurs réunions de préparation entre les partenaires du programme (LABERS, ADESS) en amont des actions pour permettre aux intervenants sollicités d’avoir un contenu de présentation de deux pages, avant l’échange, précisant le cadre de leur intervention, la liste des participants et une bibliographie préparatoire.
  • Phase 2 : Lors du déroulement de la journée nous avons systématiquement fait un enregistrement audio pour effectuer ensuite un compte-rendu au plus près des propos tenus par l’ensemble des participants, soit entre 20 et 30 pages de retranscription pour chaque séance.
  • Phase 3 : A l’issue de chaque rencontre nous avons mis en forme un compte-rendu exhaustif, puis un compte-rendu synthétique que nous avons transmis aux participants pour validation avant une diffusion publique.
  • Phase 4 : Après la validation des participants, les documents sont diffusés à l’ensemble des personnes sollicitées, des partenaires et mis en accès sur un site collaboratif public :[[1]]

Analyse de la méthode

  • Phase 1 : L’objectif de produire systématiquement un document en amont permet à l’équipe des partenaires du programme de rassembler un corpus de ressources textes (ouvrages, articles…), films, audio, sites internet sur la thématique et d’effectuer une sélection dont les références sont mises à disposition des participants ainsi qu’à tout le public puisqu’elles sont rappelées dans les synthèses complètes diffusées sur le site internet. Les références sélectionnées font l’objet d’une présentation synthétique, commentée et analysée en introduction des séances.
  • Phase 2 : Le travail de retranscription des séances est chronophage mais permet d’avoir un document source exhaustif et fiable pour effectuer les synthèses. Ces dernières font l’objet d’une validation conjointe des partenaires qui coordonnent et animent le programme, l’ADESS et le LABERS.
  • Phase 3 : A la suite des rencontres, la diffusion des synthèses à l’ensemble des participants permet de garder des traces de l’ensemble du travail réalisé. Les comptes-rendus n’ont pas fait l’objet de modifications majeures de la part des participants avant leur diffusion publique.

L’effort de synthèses systématiques permet de mettre en évidence les points saillants dans un document accessible au plus grand nombre en deux versions, l’une courte (2 pages pour chaque séance) et la seconde longue (entre 10 et 15 pages).

  • Phase 4 : La mise à disposition de l’ensemble des ressources permet à celles et ceux qui le souhaitent d’avoir accès aux outils permettant d’approfondir et d’étayer par eux-mêmes leur réflexion sur les thématiques proposées par le programme.

Il convient de souligner ici le travail indispensable de la personne embauchée comme ingénieur d’étude effectuant la recherche des ressources documentaires, croiser avec celle des partenaires, chacun se spécialisant dans l’accès aux ressources dont il est familier (plus pratique et documentaire pour l’ADESS, plus dans les bases de données de revues scientifiques pour le LABERS). L’ingénieur d’étude propose également une synthèse analytique des documents sélectionnés, fait les retranscriptions et rédige les documents de synthèse qui font l’objet d’un échange et d’une validation par les deux partenaires.

Le travail collaboratif des partenaires à travers la multiplication des échanges en amont et en aval de chaque action sont des moments précieux de la production intellectuelle partagée de ce programme : 16 rencontres en présentiel entre juillet 2013 et juillet 2014 et de nombreux échanges intermédiaires par la plate-forme collaborative.


Bilan sur la participation

Plus d’une centaine de personnes ont pu participer directement à ces actions. Pour un ou deux habitants représentant un groupe, nous pouvons penser que l’ensemble du groupe a eu accès à nos travaux. En tout six groupes d’habitants ont participé aux ateliers (3 de Brest, un de Rennes, un de Lorient et un de Louvigny). De la même façon pour un ou deux représentants d’associations, l’ensemble des membres des associations ont dû être informés (7 associations ou réseaux d’associations ont été mobilisés, deux réseaux de l’habitat participatif, deux réseaux de professionnels et sur l’ensemble 6 sont de la région Bretagne).

Il convient de noter que les personnes contactées pour participer au programme figurant dans les documents de présentation des ateliers sont des relais d’information auprès desquels nous veillons à diffuser nos travaux.

Les ateliers

L’objectif était de réunir pour chaque thématique un ensemble d’acteurs aux statuts différents (professionnels, habitants, associatifs, élus et universitaires) afin qu’à partir de la confrontation de leurs points de vue nous puissions faire progresser la problématique sur les thématiques proposées. Nous souhaitions limiter le nombre de personnes présentes pour que l’échange puisse être équilibré (une quinzaine de personnes). Nous souhaitions que cela se déroule sur un temps assez long (3 heures) pour aller au-delà de l’exposé des points de vue et permettre l’instauration d’un débat contradictoire.

Le tableau de synthèse suivant donne à voir la répartition selon les statuts des participants aux trois ateliers. Notons que parmi les 4 organisateurs, il est possible d’en affecter la moitié à la catégorie « associatif » et l’autre moitié à « universitaire », et soulignons aussi que parmi les autres participants, certains pouvaient avoir plusieurs statuts (habitant & associatif, habitant & professionnel, associatif & professionnel…), ils ont été affectés à la « catégorie » pour laquelle ils avaient été sollicités pour ces rencontres.

Le tableau révèle une répartition différente des catégories de personnes présentes aux échanges selon les séances qui s’explique par les thématiques mais qui reflète un équilibre global. La première séance intitulée « Prise de risque et sécurisation financière des projets de l’habitat participatif : banques, assurances, mutuelles » était plus axée sur l’aspect technique du financement, il était important de faire une large place aux professionnels de la banque qui détiennent une des clés pour que les projets se réalisent. La deuxième intitulée « L’éco-construction et l’éco-rénovation dans l’habitat participatif : coûts, économies et arbitrages », nous a amené à mobiliser des réseaux de professionnels organisés en associations (SCIC Eclis et ARPE) que nous aurions pu décompter parmi les professionnels pour rééquilibrer le tableau, mais qui sont intervenus ici plus comme réseau fédérant les professionnels en présentant des outils communs et partagés, utile à définir ce qui fait la dimension écologique dans un projet d’habitat. Et enfin, un élu est représenté au troisième atelier, en raison de la thématique abordée : l’accès au foncier et la sur-représentation des habitants tient au fait que les trois groupes d’habitants sollicités ont pu venir à deux représentants, ce qui n’était pas le cas dans les ateliers précédents.

Dates 23/11/13 21/02/14 11/04/14
Lieux Brest Dinan Lorient
Thème atelier Banque Eco-construction Foncier
Professionnels 5 3 2
Elus - - 1
Habitants 2 1 6
Associatifs 2 6 4
Universitaires 2 1 2
Organisateurs 4 4 4
TOTAL 15 15 19
Évènement Débat Film Conférence
Public 52 18 16
Les évènements publics

Chaque rencontre a fait l’objet à la fin de la journée d’un événement public différent :

  • café discussion avec les participants de l’atelier 1 dans un café central à Brest
  • projection d’un film documentaire suivi d’un débat avec les personnes filmées, dans une salle de l’association nous accueillant à Dinan
  • conférence avec un chercheur du CNRS, dans une salle de conférence de l’université de Lorient

Le premier événement à Brest est celui qui a eu le plus de succès et nous pouvons lister diverses explications :

  • la meilleure insertion des organisateurs dans le tissu local avec un relais de diffusion et de communication mieux identifié,
  • la taille de la ville, avec une masse critique plus importante ainsi la probabilité qu’il y ait plus de personnes est plus forte,
  • un plus grand nombre de projets d’habitats participatifs dans la région brestoise, notamment du fait de l’appel à projet lancé par Brest Métropole Océane depuis 2012
  • la forme de l’événement, le café discussion dans un lieu public familier, le café, est moins classique que le film-débat ou la conférence-débat et peut attirer un public plus demandeur de rencontres interactives,
  • un public déjà identifié sur le sujet de l’habitat participatif, puisqu’il y a eu les rencontres régionales de l’habitat participatif en janvier 2013 à Brest, puis un appel à manifestation d’intérêt de la Ville de Brest pour constituer des groupes d’habitants et accompagner ce type de projets.

Un des regrets des partenaires est certainement le constat de la faible mobilisation sur les deux autres événements publics. Les relais locaux sont importants et il conviendra certainement d’impliquer plus nos interlocuteurs locaux non pas comme des « prestataires » recevant une action, un projet développé par des « brestois », mais plutôt comme des interlocuteurs et partenaires permettant d’intensifier et de développer un réseau à l’échelle de la Bretagne sur des projets communs.

Bilan sur le contenu

A l’issue de chaque rencontre, le travail de synthèse a aussi été l’occasion pour les partenaires de mener une auto-évaluation essayant de mesurer en quoi chaque rencontre a pu être l’occasion de mettre en perspective l’habitat participatif dans des problématiques spécifiques lié aux dimensions économiques et écologiques. Le contenu étant détaillé à des degrés divers dans les documents joints, ne sont repris ici en quelques lignes que les éléments les plus saillants sur ce que les ateliers ont permis de faire émerger. La première séance concernant le financement de ce type de projet a été au cœur de divers travaux sur l’ensemble du territoire national dans les réseaux de l’habitat groupé et participatif. Outre la question technique traitée ici ou par ailleurs, il apparaît clairement dans les cas étudiés en atelier que la faisabilité du montage financier dépend aussi de la confiance qui va pouvoir s’instaurer entre le groupe porteur du projet et le/les financeurs et leur coopération. Il n’est pas évident que cela puisse se formaliser en procédures ou protocole à appliquer, peut-être qu’avec la reconnaissance d’un statut de l’habitat participatif cela s’avérera plus facile. La deuxième séance concernant l’éco-construction et l’éco-rénovation a pu faire prendre conscience que malgré l’intention écologique des groupes, la question des coûts et de l’équilibre économique général des projets conduit à des arbitrages parfois en retrait par rapport à leur idéal écologique. Mais dans tous les cas étudiés, il y a un réel effort dans une dynamique de développement durable qui donne à voir des habitats conformes, sur bien des aspects, aux normes environnementales bien avant que celles-ci ne deviennent applicables à l’ensemble du secteur du bâtiment. Et enfin la troisième séance sur le foncier nous a fait prendre la mesure des premiers effets de la loi ALUR sur les collectivités, que ce soit les élus ou les fonctionnaires, pour lesquelles l’habitat participatif n’est plus tout à fait un OVNI porté par quelques “illuminés”. Là où les pouvoirs publics opposaient une fin de non recevoir au nom de l’intérêt général qu’ils défendaient, ils commencent à percevoir l’intérêt commun et un projet de société qu’il convient d’intégrer aux projets de rénovation, construction, que ce soit en milieu urbain ou rural, car le projet d’habiter va bien au-delà de la seule question du logement.

Toutes les personnes pressenties et sollicitées pour participer à nos travaux n’ont pas toujours répondu favorablement à notre invitation, il apparaît pour les partenaires du programme qu’un certain nombre de points de vue manque de façon plus ou moins cruciale et il conviendra de réfléchir sur la meilleure façon de compléter le contenu, peut-être par une campagne d’entretiens complémentaires.

Valorisation

Site internet

Le partenaire ADESS a mis à disposition des participants et du public tous les « livrables » des travaux effectués en cours de programme via un outil dont il dispose, le site collaboratif internet public http://wiki.eco-sol-brest.net/index.php?title=Programme_de_recherche_E2-HP2 Nous avons bien conscience de la mise en page minimaliste du site, il faudra voir si nous investissons en communication pour une lisibilité plus attractive.

Conférences publiques

Les partenaires organisateurs ont été sollicités à diverses reprises pour leur « expertise » sur la question de l’habitat participatif et ils ont pu faire référence aux travaux en cours financés par la Région Bretagne.

  • Cariou Emilie, intervention sur « L’habitat au cœur du vivre ensemble, sous quelles formes ? Quelles attentes pour conjuguer le chez-soi parmi les autres ? » au forum : « L’habitat : des questions, des réponses », 18 Septembre 2013 à Lannilis, organisé par la collectivité.
  • Cariou Emilie, intervention dans le cadre d’un colloque « Habitat participatif – un « nouveau » moyen d’habiter. Intervention dans le cadre d’une table ronde « Quels sont les mécanismes pour trouver des solutions collectives et partenariales : le financement des projets, le montage juridique ? », 22 octobre 2013 à Vannes, organisé par EADM 56.
  • Nicole Roux, intervention au Forum Parlons nouveaux habitats, 16 novembre 2013, à Guérande organisé par l’association Anti nevez


Articles scientifiques
  • Roux Nicole, « Habiter autrement, un autre rapport au temps », dans dossier coordonné par Estelle Deléage et Guillaume Sabin « Résister à l’ère du temps accéléré », Ecologie et politique, n°48, 2014, Edition Les Presse de Science Po, Paris.


Insertion du programme en réseau
  • 11 mars 2014, Rennes, Journée d’étude : Vieillir en habitat participatif et solidaire

http://www.habitatparticipatif-ouest.net/

  • 28 mars 2014, Emilie Cariou, intervention sur « Le public vieillissant dans l’habitat : le cas de l’habitat participatif en droit » lors de l’atelier du REHAL : « L’habitat participatif peut-il être solidaire ? La question du genre et la question des âges dans les projets actuels en France et ailleurs », organisé par le REHAL, Réseau Français "Recherche-Habitat-Logement", à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris

http://rehal.fr/

  • 10 juillet 2014, Paris, « 2014-2020, quelles coopérations acteurs de l’habitat, chercheurs ? », réseau des acteurs de l’habitat

Programme E2=HP2 inventorié dans le Panorama de recherche en cours dans le domaine de l’habitat et du logement, page 45 http://www.acteursdelhabitat.com/IMG/pdf/panorama_bd.pdf

Articles de presse et médias
  • Radio RCF, Radio Bleu Breizh Izel – en français et en breton: cliquez ici
  • Ouest-France, Dinan, 23 février 2014 : “l’habitat participatif : 5 projets en pays de Dinan”.
  • Le Télégramme, Dinan, 24 février 2014 : “Faible affluence aux ateliers de l’habitat participatif”.
  • Le Télégramme, Lorient, 15 avril 2014 : “L’habitat participatif : du chemin à faire”

Perspectives

Le comité de suivi

A un an de fonctionnement, il s’agit pour nous de faire un bilan et une analyse critique tout en poursuivant les travaux sur la seconde année. C’est la raison pour laquelle nous constituons un groupe de travail composé d’universitaires, de professionnels et d’habitants pour deux séances de travail. Le premier rendez-vous aura lieu le 7 novembre 2014, à Brest, un second sera programmé à l’issue du programme en juin 2015.

Les personnes sollicitées ayant répondu favorablement au moment de la rédaction du rapport :

  • FALIU Christian, Cosmos 2001, Architecte / Urbaniste
  • TINEVEZ Elisabeth, APF, directrice, SAVS-Habitat regroupé
  • HAVARD-DUCLOS Bénédicte, maître de conférences, LABERS-UBO
  • PENVEN Alain, professeur, LABERS-UBO
  • MUNOZ Jorge, maître de conférences, LABERS-UBO
  • GAILLARD Edith, attachée temporaire d’enseignement et de recherche, LABERS-UBO

Les personnes sollicitées pour lesquelles nous sommes en attente de réponse

  • LANOE Samuel, L'epok
  • TROALEN Marie-Laurence La Cathiche des Villes - hâ Brest
  • BIGOUIN Yannik Conseiller Régional
  • LE BORGBE-UGUEN Françoise, professeur, LABERS-UBO
  • REBOURG Muriel, professeur, CRDP
  • DESHAMPS Benoist Ecocum, ou un autre habitant d’Ecocum
  • HERVE Natacha Ekoumène, ou un-e autre habitant-e d’Ekoumène

Campagne d’entretiens complémentaires

Il conviendra d’étudier avec le comité de suivi la pertinence d’effectuer ou non cette campagne d’entretiens complémentaires pour étayer le contenu des ateliers et des thématiques pour lesquels nous estimerions un manque. Les 3 actions de l’année 2

  • Action 4 : Le co-financement public/privé de l’habitat participatif, Rennes, 17 octobre, Maison de l’ESS
  • Action 5 : Les espaces communs, financement et gestion partagée – Vannes
  • Action 5 : Le prix de la construction et l’auto-construction - Landerneau